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L'enquête
du FBI prendra du temps
En direct de Miami, aux
Etats-Unis, le FBI (Federal Bureau of Investigation) dit avoir toujours
Maurice dans le collimateur. Non, il ne s'agit pas du scénario d'un
mauvais polar de série B mais bien de l'enquête, toujours en cours,
visant les trois virements bancaires litigieux effectués par Jose Martin
Nunez, un ressortissant vénézuélien. Ce dernier aurait transféré un
total de Rs 52 millions
(US$ 1,875 million) de son compte de l'agence d'ABN-AMRO Bank de Miami, à
celui d'Apparel Exports Ltd (AEL) à la succursale portlouisienne de la
Delphis Bank. Mais le FBI prévient, l'enquête risque de prendre du
temps.
C'est en tout cas ce qu'a affirmé l'agent spécial Judy Orihuela, porte-parole
du FBI à Miami. "C'est un crime à col blanc. De tels délits
prennent du temps pour être élucidés", a-t-elle ajouté.
Pour AEL, les paiements concernés lui étaient dus, couvrant ainsi des
commandes de survêtements sportifs passées par Jose Martin Nunez. Mais
ce dernier, qui dirige une entreprise de produits cosmétiques, nie avoir
passé de telles commandes.
Rappelons que deux ordres de saisie-arrêt à l'encontre de l'AEL,
concernant un montant total de Rs 207 millions, ont été prononcés par
la Cour suprême à Maurice en faveur de la banque ABN-AMRO et du Vénézuélien.
La Banque de Maurice, qui fait partie de la vingtaine d'institutions
bancaires sur lesquelles pèse l'ordre de saisie-arrêt, a introduit une
action en Cour suprême afin, d'une part, d'être mise hors de cause et,
d'autre part, pour que l'ordre soit déclaré nul et non-avenu. Cette
affaire sera appelée aujourd'hui en Cour suprême.
Harish
CHUNDUNSING
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