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L'heure des hésitations est finie.
Cellplus et Emtel se sont mis d'accord pour faire payer le Short Message
Service (SMS). L'envoi d'un message coûtera entre 50 sous et une roupie.
EnLes jours du Short
Message Service (SMS) gratuit étaient comptés depuis le début de l'année.
C'est maintenant confirmé. Les messages-textes échangés sur téléphones
cellulaires seront facturés à partir d'août.
Les 200 000 utilisateurs l'appréhendaient depuis quelque temps. Après
des mois d'hésitation, Cellplus et Emtel se sont mis sur la même
longueur d'onde. Les deux seuls opérateurs cellulaires ont présenté un
dossier à l'organisme régulateur, la Mauritius Telecommunications
Authority (MTA).
Cellplus et Emtel imposeront le même tarif sur les SMS. Seul l'envoi d'un
message-texte sera facturé. La réception continuera à être gratuite.
Chaque SMS coûtera entre 50 sous et une roupie à l'expéditeur.
L'objectif est de rester en-dessous de la barre d'une roupie, soit le coût
minimal d'un appel entre deux portables d'un même réseau.
La décision finale reviendra toutefois à la MTA. Cette autorité est
mandatée par la loi pour étudier et approuver toute augmentation de prix
dans le secteur des télécommunications.
Une fois n'est pas coutume, Cellplus et Emtel sont d'accord. Les deux opérateurs
ont longtemps jonglé avec l'idée de faire payer les SMS. Cellplus ne
voulait pas s'aventurer avant Emtel et vice-versa. Facturer le service
avant son unique rival relèverait d'un suicide du point de vue marketing.
Le SMS est devenu un véritable phénomène de société à Maurice.
Introduit comme un service gratuit au début de l'année dernière, il a
connu une popularité immédiate.
Le SMS permet l'échange de messages alphanumériques entre portables d'un
même réseau. Pratique, il permet la communication quasi-instantanée de
petits messages. Sa propulsion dans les moeurs mauriciennes est due au
fait que le service est gratuit.
Un million de messages
par jour
Le succès du SMS a largement dépassé les attentes des opérateurs. Plus
d'un million de messages circulent quotidiennement sur les réseaux de
Cellplus et d'Emtel. Lancé comme le petit à-côté du système GSM, le
SMS est devenu la fonctionnalité la plus utilisée du téléphone
portable.
Des milliers d'abonnés n'utilisent plus que le SMS pour communiquer. Ils
préfèrent s'échanger gratuitement des messages au lieu de faire des
appels payants.
Le flux quotidien des SMS représente actuellement un manque à gagner
pour les opérateurs. Sept détenteurs de portables sur dix sont abonnés
aux services prépayés : Complis de Cellplus ou Emcard d'Emtel. Une carte
prépayée coûte un minimum de Rs 125 et dure jusqu'à six mois. Pendant
tout ce temps, l'abonné peut communiquer gratuitement à travers des
messages textes.
Les messages congestionnent également les réseaux. Le SMS sont envoyés
pendant toute la journée, mais c'est surtout durant la nuit que débute
le véritable bal de messages. La clientèle est principalement composée
de jeunes.Le dernier phénomène est le SMS Chat. Les jeunes s'échangent
des messages comme sur un Chat sur le web. Les numéros sont échangés
entre amis ou lors des rencontres sur le service Chat de Servihoo, le site
portail de TelecomPlus (www. servihoo.com/chat). Les plus courageux
composent au hasard en espérant de tomber sur le... bon numéro.
La facturation des SMS devrait toutefois calmer les ardeurs des abonnés.
Une lourde chute du trafic est prévue, même si l'habitude deviendra une
seconde nature chez beaucoup.
Les opérateurs se sont assurés qu'ils en sortiront gagnants. Ils
envisagent d'offrir des services à valeur ajoutée basés sur le SMS afin
que la pilule soit moins amère à avaler pour les abonnés.
Emtel permet déjà l'échange de courrier électronique à partir d'un
portable. En se connectant à des sites Internet appropriés (dont
www.mtnsms.com), un abonné peut déjà échanger des messages avec des
amis ou proches résidant à l'étranger.
Le téléphone portable continue à révolutionner la communication. Les
abonnés mauriciens sauront bientôt que cela passe par un nouveau slogan
: rien n'est gratuit dans la vie.
Ryan
COOPAMAH
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