|
|
|
|
The Mauritius Yellow Pages News - Accès à l'internet : la poste entre en piste |
|
Our site has been optimised for IE 5+ and is best viewed in 800x600 and in medium font and Java enabled |
|
|
| Accès à l'internet - la poste entre en piste | ||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Posted to the web on September 13, 2001 |
||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
September, 13 2001 - Port-Louis, Mauritius, Indian Ocean |
|
|||||||||||||||||||||||||||||
|
Le gouvernement se lasse du soap opera qu'est devenu le bras de fer entre les aspirants Fournisseurs d'accès à l'Internet (FAI) et Mauritius Telecom (MT). Il hausse les enchères en poussant la Poste à demander une licence de FAI. "Si le secteur privé ne joue pas le jeu, le gouvernement fera de sorte que le public bénéficie de l'accès à l'Internet. Sinon, nous en resterons à des slogans creux" , explique Pradeep Jeeha, ministre de l'Informatique et des Télécommunications. Le ton utilisé par le gouvernement à l'égard des éventuels FAI a clairement changé. L'entrée des services postaux sur le marché de l'Internet fera réfléchir les éventuels opérateurs. Le message du gouvernement est on ne peut plus clair : l'Etat proposera le service que le privé hésite à offrir. "Certains ont obtenu leurs licences mais ne savent par où commencer. Ces sociétés auraient dû être opérationnelles aujourd'hui mais tel n'est pas le cas", lance Pradeep Jeeha. La menace est à peine voilée. La Poste reste un moyen puissant pour la founiture d'accès à l'Internet. Elle dispose déjà d'un réseau de bureaux à travers le pays et jouit d'une certaine confiance auprès de la population. Et l'incursion de la Poste dans le créneau de l'Internet n'est pas une nouveauté : elle se pratique déjà à l'étranger. En misant sur la Poste, l'Etat veut mettre fin à la polémique qui oppose les Fournisseurs d'accès à l'Internet réunis (FAIR) et MT. Les aspirants FAI allèguent que le tarif d'interconnexion de 33 sous la minute imposé par la Mauritius Telecommunications Authority (MTA) est "exorbitant", alors que l'opérateur national considère ce chiffre trop bas et réclame une Judicial Review de la décision en Cour suprême. En attendant les conclusions de l'affaire, les services postaux se mettent sur les rangs. L'application a déjà été soumise à la MTA, l'organisme régulateur qui octroie les licences. Si tout se passe comme prévu, la Poste obtiendra sa licence dans les prochaines semaines. Compétence contestée "Nous sommes pour la libéralisation. Nous accueillons donc favorablement tout nouvel opérateur, que ce soit la Poste ou tout autre organisme. A condition que tous opèrent sur un pied d'égalité", déclare Viv Padayatchy, président du FAIR. Il souligne que le privé ne s'est pas lancé sur le marché de l'Internet car "ce n'est pas viable dans le contexte actuel". Les questions demeurent quant aux compétences dont dispose la Poste pour offrir des services d'accès à l'Internet au grand public et aux entreprises. Sur le plan technologique, les services postaux sont perçus comme étant en retard. Ils sont également réputés pour leur lenteur administrative. La priorité de la Poste sera de séduire le grand public, un marché dont la rentabilité inquiète les futurs opérateurs de l'Internet. Les spécialistes affirment qu'il n'y aurait de la place que pour deux autres fournisseurs d'accès. Pour l'instant, TelecomPlus - joint-venture entre Mauritius Telecom et France Telecom - est le seul FAI en opération et dispose de 42 000 abonnés. La Poste compte se doter d'un partenaire stratégique afin d'amener à bon port son projet et il n'est pas exclu que le gouvernement porte son choix sur une société postale étrangère. L'Etat souhaite aussi améliorer l'efficacité de la Poste en changeant son statut juridique : la société Mauritius Post Limited sera incorporée prochainement. La législation y relative sera présentée au Parlement à la rentrée. D'ici là, le gouvernement se penchera sur la distinction à faire entre les appels téléphoniques classiques et les appels faits via l'Internet. Certaines sociétés vendent déjà les boîtiers permettant d'effectuer des appels internationaux via l'Internet. Toutefois, le service nage dans le flou le plus total en l'absence d'un cadre précis défini par la MTA. La libéralisation du voice over IP devrait permettre au public de faire des appels locaux et internationaux à des prix nettement plus bas que ceux des appels téléphoniques traditionnels. Ryan COOPAMAH
|
||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|